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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel donne une conférence de presse sur l’intensité sonore à la télévision le lundi 10 octobre à 11 heures. Cette conférence de presse sera l’occasion pour le Conseil de préciser les nouvelles valeurs maximales d’intensité sonore que devront respecter les messages publicitaires télévisés à compter du 1er janvier 2012. Les enjeux de cette évolution ont été résumés par l’ARPP dans la note ci-après.
Le 1er janvier 2012 marquera l’entrée en vigueur de nouvelles valeurs maximales d’intensité sonore que devront respecter les messages publicitaires télévisés. Ces nouvelles valeurs cibles concernent à la fois les films dont la diffusion débutera à compter du 1er janvier, mais également ceux d’ores et déjà diffusés et qui continueront de l’être après le 1er janvier 2012.
Quelles conséquences pratiques pour la profession ?
En application d’une délibération relative aux caractéristiques techniques de l’intensité sonore des programmes et des messages publicitaires de télévision, le CSA exercera à compter du 1er janvier prochain un contrôle effectif sur l’intensité sonore mesurée de la publicité télévisée.
Une valeur cible de -23 LUFS ( Loudness Unit Full Scale).
Les organisations représentatives de l’interprofession publicitaire – AACC, UDA et SNPTV – soutenues par l’ARPP, ont confié l’an dernier aux organisations techniques – CST (Commission supérieure technique de l’image et du son) et Ficam (Fédération des Industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia) – la mission d’adapter leurs recommandations techniques au cas des programmes courts, y compris aux messages publicitaires.
Il en a résulté une recommandation technique publiée le 4 juillet dernier, fixant une valeur cible d’intensité sonore de -23 LUFS. Au moment où la Délibération précitée est sur le point de paraître au « Journal officiel », il est important de voir qu’elles en seront les conséquences pratiques pour les professionnels. En effet, si les spots livrés pour une diffusion débutant à compter du 1er janvier 2012 ne soulèvent pas de difficultés particulières (livraison du film aux nouvelles normes), il n’en va pas de même dans les messages mixés aux « anciennes normes », d’ores et déjà livrés aux régies TV, ou qui le seront d’ici la fin de l’année, et dont la diffusion se poursuivra en 2012. A partir du 1er janvier, ces films devront obligatoirement respecter la nouvelle norme.
Pour ces films, deux solutions sont envisageables :
• Soit ils sont remixés pour être conformes à la nouvelle norme : dans ce cas, ils seront considérés comme de nouveaux
films, devant faire l’objet d’un nouvel avis de l’ARPP et d’un nouvel identifiant Pub ID. Cet identifiant présentera une particularité permettant d’identifier le spot comme étant remixé aux nouvelles normes.
• Soit ils ne font pas l’objet d’un nouveau mixage : dans ce cas, des diffuseurs pratiqueront eux-mêmes les opérations nécessaires sur les films publicitaires, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’intensité sonore requise.
Une préoccupation qui n’est pas récente
Cette préoccupation commune à tous les grands marchés publicitaires, États-Unis compris, n’est pas récente. Pour preuve, l’harmonisation des intensités sonores ressenties par le téléspectateur (concernant le passage d’une chaîne à une autre ou d’un programme à l’autre) est déjà régie par plusieurs textes législatifs et réglementaires :
• L’article 14 du décret du 27 mars 1992 modifié par le décret du 2 juillet 2010 selon lequel « le niveau sonore des séquences publicitaires ainsi que des écrans qui les précèdent et qui les suivent ne doit pas excéder, s’agissant notamment du traitement de la dynamique sonore, le niveau sonore moyen du reste du programme. »
• L’article 27 de la loi du 30 septembre 1986 modifié par la Loi Hôpital Patients Santé Territoire du 21 juillet 2009 relatif « au maintien à niveau sonore constant des séquences publicitaires ainsi que des écrans qui les précèdent et qui les suivent. »
• L’article 177 de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement « Grenelle II » prévoyant que « les chaînes de télévision respectent un volume sonore égal, qu’il s’agisse des programmes télévisés ou des pages d’écrans publicitaires. »
L’ARPP. La lettre d’information et l’autodiscipline publicitaire, Septembre 2011.